Planning familial en danger, les Jeunes Radicaux de gauche appellent à la vigilance !

mars 14th, 2009 by quentin

Le Mouvement Français pour le Planning Familial (MFPF) est en danger. Le gouvernement prévoit une baisse de 42% de ses subventions pour 2009. La conséquence directe de cette mesure serait la fermeture d’un tiers des Centres du planning familial.

Pourtant, depuis les décrets d’application de la loi Neuwirth (1967), les plannings familiaux assurent un rôle d’éducation à la sexualité mais aussi des conseils conjugaux. Les antennes départementales accueillent de nombreuses femmes victimes de violences conjugales ou de discriminations. Elles sont également d’une importance majeure du fait de l’augmentation des mutilations sexuelles qui menacent des milliers de jeunes filles. Faut-il rappeler que les mineures issues de milieux défavorisés peuvent y trouver une rare information spécifique sur la contraception afin de prévenir les grossesses précoces !

Une telle remise en cause du financement de ces Centres aurait pour conséquence de fragiliser le travail accompli pendant plus de cinquante ans et l’accueil de plus de 450 000 personnes par an.

Après les manifestations de soutien du 7 mars et malgré les récentes déclarations du Ministre du Travail, des relations sociales, de la famille de la solidarité et de la ville qui promet un engagement de l’État afin de calmer les tensions naissantes, les Jeunes Radicaux de Gauche (JRG) appellent à la vigilance surtout en ces temps de crise.

Marie Adeline TAVARES, Déléguée nationale JRG à la Santé

Le Parti radical de gauche attend sa convention

mars 14th, 2009 by quentin
Lundi, 09 Mars 2009 13:10
 Hier, le bureau de la fédération départementale du Parti radical de gauche a été renouvellé. 

Hier, le bureau de la fédération départementale du Parti radical de gauche a été renouvellé. La fédération du Pas-de-Calais du Parti radical de gauche tenait hier, à Vitry-en-Artois, son assemblée générale. Le bureau fédéral a ainsi été renouvelé.

Avec cent soixante adhérents, la fédération a connu une croissance de 20 % en 2008. Pierre Georget, président du bureau, se frotte les mains. D’autant plus qu’après six ans à la tête de la fédé, il vient de voir sa position reconduite (voir ci-dessous la nouvelle composition du bureau ). «  Le parti radical entend prendre toute sa place en politique régionale. Et, on le voit aujourd’hui, il y a du monde. » Dans l’assemblée, des militants arrageois, mais aussi beaucoup de jeunes venus de Béthune : «  C’est mon parti. Je veux veux montrer qu’il existe. Au niveau régional, on veut insuffler un mouvement participatif pour les élections à venir », dit Jacques, 18 ans.

Mais, au PRG, l’heure n’est pas encore au rush pour les Européennes. L’échéance est fixée au 27 et 28 mars, date de la convention nationale du Parti à La Rochelle. Qui, espère Pierre Georget, placera Éric Montès, conseiller régional de Picardie, en tête d’une liste PRG pour le grand nord. En attendant, la fédé du Pas-de-Calais livre ses contributions aux instances nationales. Principaux points soulevés : l’inquiétude des agriculteurs face à la réforme de la politique agricole commune, l’opposition au projet de réforme des collectivités territoriales, les délocalisations d’entreprises, comme Dynéa. Et les problèmes d’accessibilité aux personnes handicapées. Pierre Georget a tenu à réaffirmer son soutien au service public. Il appelle les militants à manifester pour le maintien de la Poste, contre les fermetures de classes, pour la défense des Rased…

Le printemps s’annonce chaud.

 

dimanche 08.03.2009, 04:52 – La Voix du Nord

Le Point /TAUBIRA : “Sarkozy doit faire respecter l’État de droit dans les milieux d’affaires”

mars 14th, 2009 by quentin

La député PRG de Guyane, Christiane Taubira, a vertement exhorté vendredi le président Nicolas Sarkozy à rétablir “l’État de droit” dans les départements d’Outre-mer. “J’entends par là le respect des droits de la République par les milieux d’affaires”, “le fonctionnement normal des institutions sur place” et “le respect des libertés individuelles et publiques, notamment celle de manifester”, a-t-elle insisté sur RTL. L’ancienne candidate à l’élection présidentielle de 2002 a pointé les “pratiques au moins suspectes” de certaines entreprises en situation de monopole, telle que la SARA (Société anonyme de la raffinerie des Antilles), unique fournisseur de carburant aux Antilles et en Guyane et telle que “l’entreprise de transport, la Socatra, parce que ce sont exactement les mêmes actionnaires”.

“Ces pratiques d’élaboration du prix au moins opaques, nous les avions signalées dès le mois d’octobre”, a-t-elle lancé. “Enfin ! L’État commence à dire : nous allons regarder de près, nous allons envoyer l’autorité de la concurrence. Mais l’autorité de la concurrence devrait faire son travail tous les jours pour commencer”, a-t-elle fustigé. “Ensuite, quand on signale des pratiques délictueuses, on n’envoie pas l’autorité de la concurrence, regardez comment ça se passe par le trou de la serrure, on saisit la justice”, a-t-elle reproché, soulignant par ailleurs que, “par le système des prix administrés, l’État a validé, dans l’ignorance sans doute, ces pratiques pendant des années”. “Alors, ou bien l’État est complice et il continue à couvrir les pratiques de la Sara, ou bien l’État a été abusé, et il saisit la justice”, a-t-elle conclu.

Signez l’appel du collectif Libre écran

décembre 9th, 2008 by quentin

Nous ne sommes ni journalistes, ni acteurs des médias. Nous sommes des citoyens engagés ou non, et nous nous sentons plus que jamais concernés par la nécessité de préserver un service public de l’information, de qualité et indépendant du pouvoir politique.

Le climat exécrable qui règne depuis plusieurs mois autour de la question de la liberté des médias nous laisse craindre une sérieuse remise en cause du droit à l’accès à l’information que nous considérons comme être un principe démocratique fondamental.

La liberté d’expression en danger

Les projets de loi sur la réforme du service public de l’information, et notamment de l’audiovisuel, exacerbent nos craintes. Sous prétexte de vouloir « libérer » France Télévisions et Radio France de la « dictature de l’audimat », ce projet de loi acte dans les faits la reprise en main de l’information publique par le pouvoir politique.

Par l’étranglement financier que constitue la suppression de la publicité sans contreparties pérennes et par la nomination directe des Présidents de France Télévisions et Radio France par l’Elysée, c’est à l’indépendance et la diversité des chaînes publiques d’information que le gouvernement s’attaque.

Comme au temps de l’ORTF, la direction des chaînes publiques sera sous la tutelle directe du Président de la République et du Gouvernement. Que se passera-t-il si un reportage ne plait pas ou présentateur est trop subversif ? La ligne éditoriale sera directement sous contrôle et la diversité des programmes en sera largement affectée.

Notre exigence : le retrait des projets de loi

Parce que nous refusons qu’une hypothétique dépendance à la publicité soit remplacée par une dépendance politique et financière,

Parce que nous refusons de subir les conséquences néfastes pour la liberté de la presse et pour le droit à l’information que nous jugeons être un droit démocratique fondamental,

Parce que nous refusons que soit mis à mal l’existence même des directions régionales (de France 3 notamment), nécessaires à un traitement de proximité de l’information,

Nous demandons le retrait immédiat des actuels projets de loi concernant la réforme de France Télévisions et Radio France et qu’un véritable débat national ait lieu sur le sujet.

 

Le lien : http://www.libre-ecran.net/

L’Etat se désengage de l’enseignement supérieur

décembre 9th, 2008 by quentin

Les Jeunes Radicaux de Gauche s’inquiètent des dernières dispositions avancées par Mme PECRESSE, reflétant une volonté nette de désengagement de l’Etat de l’Enseignement supérieur.

Les JRG souhaitent que le Gouvernement FILLON tienne ses engagements quant à la promesse d’augmentation du nombre de bénéficiaires de bourses de l’Enseignement supérieur et, au versement d’un dixième mois de bourse. De plus, ils rejoignent les revendications des organisations syndicales relevant les perspectives de suppression de 900 postes en pleine phase préparatoire du projet « autonomie ». Il s’avère de plus en plus que les étudiants des Universités non-retenues dans le Plan Campus seront les principales victimes de cette démarche élitiste.

Le risque d’une France universitaire à deux vitesses, en compétition avec des moyens inégaux est grand. Plus que jamais, l’objectif d’égalité des chances ne pourra se départir d’une équitable répartition des moyens du service public universitaire, sur l’ensemble du territoire, pour un égal accès au savoir de l’ensemble des citoyennes et des citoyens.

Guillaume CASTEL, délégué national des JRG à l’enseignement.

Le SIDA est toujours vivant

décembre 9th, 2008 by quentin

Aujourd’hui 1er Décembre 2008 marque le 20ème anniversaire de la Journée Mondiale de la Lutte contre le SIDA et de ce fait rappelle qu’aujourd’hui encore, le SIDA tue toujours !

Les Jeunes Radicaux de Gauche (JRG) s’étonnent que la lutte contre le SIDA soit toujours sujette à un manque sérieux de financements publics et privés afin de trouver un remède efficace dans le but d’éradiquer ce virus et que l’ONUSIDA n’est dotée que d’un budget avoisinant qu’environ 370 millions € pour la période 2008/2009.  Après plus de vingt ans, les réactions ont bien changé envers les personnes atteintes du SIDA. Il n’en reste pas moins que la lutte contre les préjugés et les discriminations envers ces mêmes personnes ne doit pas être mise de côté.

Les JRG demandent également que les pouvoirs publics européens continuent de faire tout leur possible et même plus afin de réaliser un travail de prévention efficace chez les jeunes et les moins jeunes, d’expliquer les tenants et les aboutissants de relations sexuelles non protégées avec un partenaire dont le statut sérologique n’est pas connu et que la Lutte contre le SIDA devienne une priorité des politiques publiques de la santé.

Bien que la recherche et les traitements (comme la trithérapie) aient entraîné des progrès, il est important de rappeler qu’aujourd’hui, les risques de contamination demeurent, que les médicaments sont inaccessibles pour beaucoup de malades, que la lutte pour vaincre ce « vieux » virus ne doit faire que « commencer » et que si le SIDA tue encore et toujours, la séropositivité d’une personne ne doit en aucun cas l’éloigner de la sphère sociétale, ce qui serait le cas avec l’application de la proposition de l’UMP de mettre en vente libre immédiate des kits de dépistage du SIDA.

Nasha Gagnebin
Délégué national aux Libertés individuelles et à la Culture

Plus de taxi à Paris

décembre 9th, 2008 by quentin

Les élus du Parti Radical de Gauche (PRG) au Conseil de Paris constatent qu’un certain nombre de leurs suggestions récurrentes adressées à la Préfecture de Police de Paris depuis 2001 ont été reprises par la Ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie. Les élus Parisiens ont finalement été confrontés à l’annonce unilatérale par la préfecture de Police de l’élaboration d’un protocole d’accord signé entre le seul Ministère et les professionnels de taxi. Cet accord est nettement insuffisant et pas à la hauteur des attentes des usagers.

Si l’objet du protocole conclu tend à reprendre un certain nombre d’avancées réclamées par le PRG-Paris (l’amélioration de la qualité des services rendus à la clientèle, la rénovation des conditions d’accès à la profession de taxis, l’augmentation du nombre de licences disponibles, la clarification du champ d’application des activités des taxis et des autres acteurs du transport particulier de personnes), il s’avère que l’outil de concertation entre les divers acteurs impliqués n’existe toujours pas et n’est pas proposé.

Les élus du PRG-Paris réitèrent donc leur demande de création d’un tel outil de gouvernance, préalable nécessaire à toute volonté affichée de réglementer les diverses difficultés rencontrées par les professionnels du secteur, les Parisiens, la préfecture et la municipalité. Ils rappellent que parmi les premiers sujets devant être abordés par cet outil de concertation demeurent encore nombre des propositions des radicaux de gauche: la demande d’une couleur unique pour l’ensemble des taxis afin d’en améliorer la localisation, la création d’un statut de taxi temporaire pour pallier aux manques les soirs de week-end ,la refonte du lumineux pour une meilleure visibilité, la qualité de l’accueil des touristes et notamment la question de la pratique des langues étrangères pour les chauffeurs, la connaissance de l’offre touristique et des événements que propose la Capitale, toujours dans l’optique de d’amélioration de la qualité de notre offre et de notre accueil, enfin, la création d’un ticket- taxi , s’inspirant du modèle du ticket restaurant pour les salariés et qui serait cofinancé par l’employeur, pouvant se voir proposer en contrepartie une réduction de la taxe professionnelle.

Les radicaux disent à l’Etat : encore un effort. Nous voulons plus de taxis à Paris et une vraie gouvernance de ceux-ci.

Communiqué de presse du PRG Paris

Les Jeunes Radicaux de Gauche saluent l’élection de Barack OBAMA

novembre 16th, 2008 by quentin

Les Jeunes Radicaux de Gauche saluent l’élection de Barack OBAMA en tant que 44e Président des États-unis d’Amérique. Sa large victoire, avec un taux de participation exceptionnel témoigne de l’espoir qu’il suscite après deux mandats regrettables de Georges W. BUSH. Ce résultat est aussi un symbole attendu d’une société américaine tournée vers l’avenir. C’est une nouvelle ère qui s’ouvre pour les États-unis mais aussi pour le Monde.

Les défis qui l’attendent sont immenses, notamment la crise financière, les difficultés rencontrées dans les interventions militaires extérieures et les défis environnementaux. Gageons qu’il assumera avec fermeté et efficacité ces incroyables responsabilités.

Les JRG saluent également les « Young Democrats of America », un de leurs partenaires au sein de l’IFLRY, qui ont milité avec efficacité en faveur du candidat de leur parti.

Quand Delanoë joue la carte du communautarisme

octobre 12th, 2008 by quentin

Un article diffusé sur marianne.fr au sujet de l’action du PRG au conseil de Paris

Accusée de favoriser le communautarisme, l’équipe Delanoë justifie ses choix par les pénuries d’équipement (crèches, salles de prières). Une politique appréciée par l’UMP qui y voit une application de la laïcité positive sarkozyienne.

 

A la mairie de Paris, les laïcs de gauche ne sont pas en odeur de sainteté. Lundi 29 septembre, la question des subventions accordées aux crèches juives orthodoxes (loubavitch) a divisé la majorité, réveillant une vieille opposition interne. Mais cette fois-ci, les radicaux de gauche, à la pointe de la critique, ont décidé d’y mettre les formes en émettant un voeu pour lancer la réflexion sur la création d’un « Observatoire de la laïcité à Paris ». Président du groupe socialiste, Jean-Pierre Caffet reste perplexe : « J’ai appris cette initiative en lisant Le Parisien : apparemment, il y aurait un problème de laïcité à Paris, s’étonne-t-il. Pour la première fois depuis sept ans, un voeu a été déposé pour faire le point sur ces subventions. En attendant, les subventions pour 2009 seront versées comme chaque année.»

Comme Nicolas Sarkozy

Petite victoire pour le PRG : un groupe de travail a été voté pour réfléchir à la mise en place de cet observatoire. Une concession qui ne rassure pas Gilles Alayrac, élu radical à la manoeuvre sur ce dossier : « Le maire a une conception de la laïcité qui consiste à faciliter l’exercice des cultes avec les deniers publics, s’inquiète-t-il. Avec les Verts et le PCF, nous avions demandé à limiter le dispositif d’accueil du Pape, nous nous sommes opposés à ce que le Dalaï Lama soit fait citoyen d’honneur… Mais c’est le maire qui s’occupe directement des affaires cultuelles et il ne veut pas que son action soit surveillée à ce niveau là, comme Nicolas Sarkozy. »

Sur la question des crèches, certains élus inquiets de la « laïcité positive » prônée par Bertrand Delanoë assurent que la plupart des conseillers de Paris de la majorité de gauche n’osent « pas bouger une oreille » pour ne pas vexer le maire. Et ce pour la plus grande satisfaction de l’UMP locale : « Ce sont des querelles idéologiques, lance un conseiller du nord de Paris. Nous sommes dans une situation de flux tendu au niveau des crèches, il faut être pragmatique et arrêter d’instrumentaliser telle ou telle subvention », juge-t-il avant de se féliciter que Delanoë se soit « sarkozysé » sur la question de la laïcité.

Instrumentalisation
de la pénurie
L’argument
du manque de places de crèche est dans toutes les bouches. « Introduire cette question dans le débat brouille complètement le message, tranche Jacques Bouteau, maire Vert du 2è arrondissement. On ne peut pas financer des crèches qui sont fermées à des enfants selon des critères religieux ou bien qui séparent les filles et les garçons : les deniers publics ne doivent aller qu’à des organismes respectueux des valeurs républicaines ! »

Contesté par les écologistes, les communistes et les radicaux, le maire du 18e arrondissement, Daniel Vaillant (proche de Delanoë) a ainsi récupéré 6 votes de l’UMP sur cet argument pour maintenir la subvention de la crèche du rabin orthodoxe Pezner. Situées dans des quartiers fortement communautarisés des arrondissements du nord-est de la capitale, les crèches loubavitch se maintiennent sans se soumettre aux commissions d’attribution des places de crèches et refusent systématiquement les enfants dont les parents n’appartiennent pas à cette branche du judaïsme : « Quand on appelle ces crèches pour savoir s’il y a des places, elles sont toujours pleines ! constate Dominique Calandra, maire du 20e, qui a obtenu l’unanimité de son conseil d’arrondissement pour suspendre les subventions à deux établissements loubavitch. Je comprends le souci du maire car on gère la pénurie mais il existe une convention qui implique que les enfants puissent être accueillis sans aucune distinction, ce qui n’est pas le cas. »

La Goutte d’Or : zone d’expérimentation du communautarisme municipal ?
Gênés aux entournures par cette question des subventions, les partisans du maire aiment à rappeler qu’elles datent pour la plupart de l’ère Chirac. « C’est une joyeuse hypocrisie », concède une élue soulignant que, sans aide de la mairie, ces établissements ne pourraient survivre et que la création et l’entretien de crèches publiques et laïques sous forme associative coûteraient à peine plus cher.

Première adjointe de Bertrand Delanoë, Anne Hidalgo nie en bloc toutes les accusations de communautarisme : « les enfants non loubavitch sont accueillis dans les crèches loubavitch, soutient-elle. Pour nous il s’agit d’un problème de droit : comment accueillir plus de 1000 petits Parisiens aujourd’hui ? Nous le résolvons dans la plus stricte application de la loi de 1905. » Et l’adjointe à l’urbanisme et à l’architecture d’exposer le « rapport de neutralité » qui régit les décisions municipales : « on nous a reproché de prêter un gymnase à des musulmans mais nous l’avons également fait pour des organisations juives. Et quand le Pape est venu et que les libres penseurs ont demandé un local, nous leur avons prêté le gymnase Japy. »

Un argument un peu spécieux : la mairie ne jouerait pas la carte du communautarisme car elle mettrait ses équipements à disposition de n’importe quel culte ? Dernier exemple en date, la question de la Maison des cultures d’Islam pose problème : situé dans le quartier populaire de la Goutte d’or, le bâtiment aurait vocation à accueillir des prieurs musulmans le vendredi. « Je préfère ça aux mosquées dans les caves », soutient Jean-Pierre Caffet. A deux pas du lieu pressenti pour construire cet édifice, la mairie a préempté le cinéma historique Le Louxor pour en faire… un cinéma des cultures d’Islam ! Dans un quartier sous-équipé, l’idée relève plus de la lubie bobo que du service public. « Nous n’avons pas encore d’horaires pour les femmes dans les piscines, ni de menu fait selon les exigences religieuses », tonne Anne Hidalgo. Une élue inquiète temporise : « c’est juste une question de temps. »

 

Vendredi 10 Octobre 2008 – 08:28

Sylvain Lapoix

Contre le nouveau fichier Edvige, les organisations de jeunesse de gauche fichent des ministres

octobre 6th, 2008 by quentin

Les fédérations parisiennes du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS), du Mouvement Jeunes Communistes (MJC), des Jeunes Radicaux de Gauche (JRG) et des Jeunes Verts (JV) ne se satisfont pas de la nouvelle version d’Edvige présentée par le gouvernement.La « nouvelle version » présentée ne fait que renforcer notre union pour protester vigoureusement contre l’utilisation d’un outil qui porte insidieusement atteinte aux libertés individuelles et collectives et qui ébranle de surcroît le fondement démocratique de l’idéal républicain :liberté de s’engager avec le maintien du fichage politique et social à l’échelon département, droit de l’enfant avec le fichage de mineurs à partir de treize ans, mention de l’orientation sexuelle chez certains militants, etc.

Se sentant encouragés par des premiers reculs du gouvernement et par la pression populaire contre ce fichier liberticide, les organisations de jeunesse de gauche de Paris veulent contribuer, par leur action commune, à amplifier la dynamique pour obtenir son retrait total et définitif. Ce qui passe nécessairement par une participation massive à la journée de mobilisation du 16 octobre à l’appel du Collectif « Non à EDVIGE ».

En ce sens, elles organiseront, le vendredi 3 octobre à 18 heures, une action symbolique sur la place des Innocents (métro Châtelet-Les Halles). Les fiches Edvige de différents ministres y seront exposées et les militants des différentes organisations inviteront les passants à remplir la leur. Ainsi, nous devancerons pour un soir le projet de société de la droite, chacun mettant les informations privées le concernant à la disposition de la police… et des badauds !

 

Charles Salmon (JRG Paris)
Pauline Dréano (MJS Paris)
Gabriel Gau (MJCF Paris)

Rémi Guerber (Jeunes Verts)