Archive for juillet, 2007

Les JRG à l’Assemblée générale de l’IFLRY de Dallas (20-22 juillet)

Samedi, juillet 28th, 2007

Les JRG étaient représentés par Michel LEJEUNE-MENGWANG au “Semi-annual executive Committee and General assembly” de l’IFLRY à Dallas, organisé par les Jeunes Démocrates (USA) du 20 au 22 juillet 2007.

Vélib’ : comment ça marche ?

Samedi, juillet 28th, 2007

Je veux prendre un vélo en station et cela ne marche pas
Attention, certaines stations ne sont pas encore ouvertes même si elles disposent de vélos : elles sont en cours d’initialisation. Pour mieux identifier ces stations, les barrières de chantier resteront en place jusqu’à leur ouverture effective.
Vous ne pouvez pas louer de vélos avec votre carte Vélib’ 1 an ou votre passe Navigo avec un abonnement 1 an. Pourquoi ? 
Attention : les cartes d’abonnement 1 an ne permettent plus de louer un vélo si vous avez au moins une fois dépassé les 30 minutes gratuites, sauf si le compte a bien été crédité. Pour pouvoir de nouveau louer un vélo, il est indispensable de se rendre à la borne, sur le web ou de contacter le centre d’appel pour créditer son compte, à l’aide de sa carte bancaire. Cette obligation ne concerne pas les abonnés courte durée (1 jour ou 1 semaine).
Comment peut-on approvisionner sa carte Vélib’ 1 an ?Une fois votre abonnement souscrit, si vous êtes titulaire d’une carte Vélib’ vous devez approvisionner votre compte si vous pensez dépasser les 30 premières minutes gratuites. Pour cela, vous avez accès sur le site velib.paris.fr à une boîte « mon compte » qui vous permet de recharger votre carte avant de vous rendre à une station. Vous pouvez également approvisionner votre compte Vélib’ directement sur une borne, en suivant les instructions à l’écran. Dans ce cas, allez sur le menu « Abonnement Vélib’ 1 an » et tapez le numéro inscrit sur votre carte. Lorsque vous rechargez votre compte Vélib’, vous avez le choix entre constituer une réserve de 5, 10 ou 15€ : elle couvrira vos consommations futures. Ou créditer votre compte Vélib’ pour qu’il soit égal à 0€.
A t-on droit à 30 mn gratuites une seule fois ou à chaque trajet ?A chaque fois que vous retirerez un vélo dans une station Vélib’, les 30 premières minutes de votre trajet seront systématiquement gratuites. Le montant de vos consommations ne sera débité que si votre trajet dépasse une demi-heure.
Que se passe t-il si je ne peux pas déposer mon vélo à une station ?Vous souhaitez déposer votre vélo dans une station mais il n’y a plus de place disponible ? Vélib’ vous offre 15 minutes gratuites supplémentaires pour vous rendre dans une autre station à proximité. Pour cela, il vous suffit de vous identifier à la borne de la station Vélib’ où vous vous trouvez. Celle-ci vous indiquera les stations les plus proches, ainsi que leur capacité d’accueil.

Vous ne pouvez pas joindre un téléconseiller depuis le bouton d’appel que vous indique l’écran de la borne. Que faire ?

Ce service ne sera ouvert qu’au cours de l’été. Il faut appeler le 01 30 79 79 30 (prix d’un appel local) pour joindre un téléconseiller.
Comment déverrouiller le vélo ?
Lorsque vous louez un vélo, le système vous laisse une minute entre le choix du vélo à la borne et son déverrouillage. Rendez vous au point d’attache dès que vous avez terminé votre opération à la borne principale. Une fois devant ce point d’attache, pressez quelques secondes le bouton qui se situe sous le point lumineux pour libérer votre vélo. Pour prendre le vélo, inutile de forcer le système : le vélo se débloque automatiquement.
Comment s’assurer que le vélo a été correctement raccroché ?
A votre arrivée à une station, vous devez bien raccrocher le vélo à son point d’attache : attendez un court instant le signal sonore et le passage au vert du voyant lumineux pour vous en assurer.
Peut-on utiliser Navigo pour louer un vélo Vélib’ ?
Oui. Vous aurez la possibilité d’accéder au service Vélib’ avec votre carte de transport Navigo que ce soit pour un abonnement de courte durée ou pour un abonnement 1 an. Il vous suffira de suivre les instructions lors de votre abonnement.
Est-il possible de louer le vélo pour plusieurs jours ?

Le vélo en libre-service est prévu pour des trajets de courte durée. La durée maximale d’utilisation autorisée pour Vélib’ est de 24 heures consécutives. Avec une station tous les 300 mètres, vous pouvez prendre ou déposer un vélo dès que vous le voulez. Pour une longue balade à vélo, il est donc vivement conseillé de s’adresser  à des loueurs de bicyclettes.

Débat sur l’université, intervention de Christiane Taubira

Vendredi, juillet 27th, 2007

Mme Christiane Taubira – Merci, Monsieur Karoutchi, d’être parmi nous, mais vous savez que Mme Pecresse sait batailler pour deux ! (Sourires)

Je me suis demandée pourquoi cette réforme qui avait été annoncée avec tant de fracas traitait des universités – au pluriel, et en minuscules – plutôt que l’université, au singulier et en majuscule ! Et la réponse, évidente, est à trouver dans le texte lui-même, puisqu’il est dépourvu de toute ambition. Il n’exprime en effet aucune exigence véritable d’égalité des chances et des choix. Et lorsqu’il est question de missions, elles ne sont exprimées qu’en termes très généraux.

L’université vient de loin. Sa première organisation globale remonte à 1806, soit cinq siècles après la création de la Sorbonne, collège fondé – il est opportun de le rappeler – pour faciliter l’accès au savoir d’étudiants pauvres. Il y a deux siècles, l’université était chargée de l’enseignement et de l’éducation publique dans tout l’Empire. Surtout, elle a reçu l’injonction de « diriger les opinions politiques et morales ». Quelques années plus tôt, Condorcet avait pourtant souhaité que l’instruction publique, identique pour les garçons et pour les filles, « formât des citoyens difficiles à gouverner ».

L’université dont nous débattons aujourd’hui semble tout aussi éloignée de ces préoccupations d’humanisme et d’universalisme au sens latin, qui postule littéralement de « mettre les communautés toutes ensemble », que des questionnements sur son idéal, sa vocation de lieu où règne l’effervescence d’un savoir qui se confronte, se partage et s’aguerrit à l’épreuve des défis qui lui sont posés. Gros mots, sans doute, puisqu’il semble qu’il n’y ait rien de plus glorieux que le souci prosaïque de la gestion et de la gouvernance. Il ne s’agit donc pas de refonder l’université : nous prenons acte de la modestie du projet.

Vous êtes partie à bride abattue sur l’autonomie. Le texte y renonce finalement, même si vous y êtes longuement revenue dans votre discours. C’est la loi du 25 juillet 1885 qui a posé pour la première fois le principe de l’autonomie, essentiellement financière puisqu’il s’agissait de pouvoir disposer des fonds des collectivités territoriales.

Le texte s’intitule finalement « libertés des universités » – un pluriel dont on se réjouirait s’il révélait une véritable prise en considération de la diversité des besoins et des territoires, et nécessairement un engagement en faveur d’une péréquation. Mais de tout cela, vous ne dites mot ! Le Gouvernement paraît bien plus pressé de se débarrasser des enseignants qui approchent de l’âge de la retraite, du budget, de l’immobilier, de la pédagogie, de l’opinion des universitaires, des étudiants remuants ou étrangers – quitte à compromettre l’influence de la France dans le monde.

Ce texte fourmille de mesures et de procédures – jusqu’à plus soif. Mais il y manque la garantie que la puissance publique assurera sur l’ensemble du territoire un égal accès à l’enseignement supérieur, quels que puissent être les conditions sociales, les recettes fiscales locales, l’éloignement des mégapoles et l’intégrale attractivité des territoires.

Vous avez avoué au Sénat découvrir à quel point la situation des outremers était spécifique. Je ne m’en vexerai pas – il y a longtemps que nous avons cessé d’être susceptibles – mais permettez-moi de vous dire que si les gouvernements savaient s’adosser à la présence française aux Amériques, dans la Caraïbe, dans l’Océan indien et dans le Pacifique, ils sauraient mieux saisir les thématiques du déplacement des centres d’échanges et de circulation des informations, des connaissances, des technologies et des hommes. Ils y trouveraient la veine et les élans permettant d’apporter les meilleures réponses aux nécessités de modernisation, de repenser les relations entre le savoir et le pouvoir, la liberté du corps professoral et les problématiques pédagogiques… Ils pourraient aussi aider le pays à prospérer dans l’espace européen, l’arrimer aux nouveaux essors géopolitiques et l’entraîner dans des audaces fécondes. Au lieu de cela, vous cédez à la tyrannie de l’arithmétique ! Et lorsqu’on vous parle d’une université en Guyane, qui pourrait rayonner sur le bassin amazonien, vous répondez qu’il y a 1 500 étudiants – 2 000 en réalité, si l’on inclut ceux qui sont en formation continue comme le prévoit l’article premier de votre texte. Mais lorsque Philippe Auguste a accordé la Charte de l’université en 1200, il y avait 10 000 étudiants pour 200 000 habitants. Nous sommes 200 000 en Guyane : qu’est-ce qui empêche 10 000 jeunes d’avoir envie d’étudier ? C’est l’enseignement secondaire qui éjecte prématurément ces adolescents vers la vie active, de toutes les activités – spatiales, minières, forestières, pétrolières, écologiques – qui leur sont interdites.

Permettez-moi aussi de vous rappeler que l’université du Pacifique a été créée en 1987 avec deux pôles éclatés, la Nouvelle Calédonie et la Polynésie. En 1989, elle a été dissoute pour en créer deux : il arrive que la géographie finisse par avoir raison de la bureaucratie, qui ignorait superbement les six heures de vol qui séparent ces deux territoires, sans parler de leurs trajectoires culturelles et historiques…

La démocratie périt de ces proclamations bavardes suivies d’actes modestes, qui laissent fleurir les injustices. Elle périt de ces rodomontades dans les annonces et d’un effacement dans les décisions, de cette vanité dans les intentions et d’un défaut d’orgueil dans l’action. Albert Camus faisait dire à Caligula « à quoi sert le pouvoir, si ce n’est donner ses chances à l’impossible ? » Pour ma part, j’en ai assez de ces gouvernements modestes ! (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche et du groupe de la Gauche démocrate et républicaine)


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