Archive for décembre, 2008

Signez l’appel du collectif Libre écran

Mardi, décembre 9th, 2008

Nous ne sommes ni journalistes, ni acteurs des médias. Nous sommes des citoyens engagés ou non, et nous nous sentons plus que jamais concernés par la nécessité de préserver un service public de l’information, de qualité et indépendant du pouvoir politique.

Le climat exécrable qui règne depuis plusieurs mois autour de la question de la liberté des médias nous laisse craindre une sérieuse remise en cause du droit à l’accès à l’information que nous considérons comme être un principe démocratique fondamental.

La liberté d’expression en danger

Les projets de loi sur la réforme du service public de l’information, et notamment de l’audiovisuel, exacerbent nos craintes. Sous prétexte de vouloir « libérer » France Télévisions et Radio France de la « dictature de l’audimat », ce projet de loi acte dans les faits la reprise en main de l’information publique par le pouvoir politique.

Par l’étranglement financier que constitue la suppression de la publicité sans contreparties pérennes et par la nomination directe des Présidents de France Télévisions et Radio France par l’Elysée, c’est à l’indépendance et la diversité des chaînes publiques d’information que le gouvernement s’attaque.

Comme au temps de l’ORTF, la direction des chaînes publiques sera sous la tutelle directe du Président de la République et du Gouvernement. Que se passera-t-il si un reportage ne plait pas ou présentateur est trop subversif ? La ligne éditoriale sera directement sous contrôle et la diversité des programmes en sera largement affectée.

Notre exigence : le retrait des projets de loi

Parce que nous refusons qu’une hypothétique dépendance à la publicité soit remplacée par une dépendance politique et financière,

Parce que nous refusons de subir les conséquences néfastes pour la liberté de la presse et pour le droit à l’information que nous jugeons être un droit démocratique fondamental,

Parce que nous refusons que soit mis à mal l’existence même des directions régionales (de France 3 notamment), nécessaires à un traitement de proximité de l’information,

Nous demandons le retrait immédiat des actuels projets de loi concernant la réforme de France Télévisions et Radio France et qu’un véritable débat national ait lieu sur le sujet.

 

Le lien : http://www.libre-ecran.net/

L’Etat se désengage de l’enseignement supérieur

Mardi, décembre 9th, 2008

Les Jeunes Radicaux de Gauche s’inquiètent des dernières dispositions avancées par Mme PECRESSE, reflétant une volonté nette de désengagement de l’Etat de l’Enseignement supérieur.

Les JRG souhaitent que le Gouvernement FILLON tienne ses engagements quant à la promesse d’augmentation du nombre de bénéficiaires de bourses de l’Enseignement supérieur et, au versement d’un dixième mois de bourse. De plus, ils rejoignent les revendications des organisations syndicales relevant les perspectives de suppression de 900 postes en pleine phase préparatoire du projet « autonomie ». Il s’avère de plus en plus que les étudiants des Universités non-retenues dans le Plan Campus seront les principales victimes de cette démarche élitiste.

Le risque d’une France universitaire à deux vitesses, en compétition avec des moyens inégaux est grand. Plus que jamais, l’objectif d’égalité des chances ne pourra se départir d’une équitable répartition des moyens du service public universitaire, sur l’ensemble du territoire, pour un égal accès au savoir de l’ensemble des citoyennes et des citoyens.

Guillaume CASTEL, délégué national des JRG à l’enseignement.

Le SIDA est toujours vivant

Mardi, décembre 9th, 2008

Aujourd’hui 1er Décembre 2008 marque le 20ème anniversaire de la Journée Mondiale de la Lutte contre le SIDA et de ce fait rappelle qu’aujourd’hui encore, le SIDA tue toujours !

Les Jeunes Radicaux de Gauche (JRG) s’étonnent que la lutte contre le SIDA soit toujours sujette à un manque sérieux de financements publics et privés afin de trouver un remède efficace dans le but d’éradiquer ce virus et que l’ONUSIDA n’est dotée que d’un budget avoisinant qu’environ 370 millions € pour la période 2008/2009.  Après plus de vingt ans, les réactions ont bien changé envers les personnes atteintes du SIDA. Il n’en reste pas moins que la lutte contre les préjugés et les discriminations envers ces mêmes personnes ne doit pas être mise de côté.

Les JRG demandent également que les pouvoirs publics européens continuent de faire tout leur possible et même plus afin de réaliser un travail de prévention efficace chez les jeunes et les moins jeunes, d’expliquer les tenants et les aboutissants de relations sexuelles non protégées avec un partenaire dont le statut sérologique n’est pas connu et que la Lutte contre le SIDA devienne une priorité des politiques publiques de la santé.

Bien que la recherche et les traitements (comme la trithérapie) aient entraîné des progrès, il est important de rappeler qu’aujourd’hui, les risques de contamination demeurent, que les médicaments sont inaccessibles pour beaucoup de malades, que la lutte pour vaincre ce « vieux » virus ne doit faire que « commencer » et que si le SIDA tue encore et toujours, la séropositivité d’une personne ne doit en aucun cas l’éloigner de la sphère sociétale, ce qui serait le cas avec l’application de la proposition de l’UMP de mettre en vente libre immédiate des kits de dépistage du SIDA.

Nasha Gagnebin
Délégué national aux Libertés individuelles et à la Culture

Plus de taxi à Paris

Mardi, décembre 9th, 2008

Les élus du Parti Radical de Gauche (PRG) au Conseil de Paris constatent qu’un certain nombre de leurs suggestions récurrentes adressées à la Préfecture de Police de Paris depuis 2001 ont été reprises par la Ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie. Les élus Parisiens ont finalement été confrontés à l’annonce unilatérale par la préfecture de Police de l’élaboration d’un protocole d’accord signé entre le seul Ministère et les professionnels de taxi. Cet accord est nettement insuffisant et pas à la hauteur des attentes des usagers.

Si l’objet du protocole conclu tend à reprendre un certain nombre d’avancées réclamées par le PRG-Paris (l’amélioration de la qualité des services rendus à la clientèle, la rénovation des conditions d’accès à la profession de taxis, l’augmentation du nombre de licences disponibles, la clarification du champ d’application des activités des taxis et des autres acteurs du transport particulier de personnes), il s’avère que l’outil de concertation entre les divers acteurs impliqués n’existe toujours pas et n’est pas proposé.

Les élus du PRG-Paris réitèrent donc leur demande de création d’un tel outil de gouvernance, préalable nécessaire à toute volonté affichée de réglementer les diverses difficultés rencontrées par les professionnels du secteur, les Parisiens, la préfecture et la municipalité. Ils rappellent que parmi les premiers sujets devant être abordés par cet outil de concertation demeurent encore nombre des propositions des radicaux de gauche: la demande d’une couleur unique pour l’ensemble des taxis afin d’en améliorer la localisation, la création d’un statut de taxi temporaire pour pallier aux manques les soirs de week-end ,la refonte du lumineux pour une meilleure visibilité, la qualité de l’accueil des touristes et notamment la question de la pratique des langues étrangères pour les chauffeurs, la connaissance de l’offre touristique et des événements que propose la Capitale, toujours dans l’optique de d’amélioration de la qualité de notre offre et de notre accueil, enfin, la création d’un ticket- taxi , s’inspirant du modèle du ticket restaurant pour les salariés et qui serait cofinancé par l’employeur, pouvant se voir proposer en contrepartie une réduction de la taxe professionnelle.

Les radicaux disent à l’Etat : encore un effort. Nous voulons plus de taxis à Paris et une vraie gouvernance de ceux-ci.

Communiqué de presse du PRG Paris