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Accord entre le PS et le PRG autour de la candidature de Delanoë

Vendredi, janvier 25th, 2008

Le PS et les radicaux de gauche parisiens ont signé un accord “programmatique et électoral pour des listes de rassemblement dans les arrondissements dès le premier tour, autour de la candidature” du maire socialiste sortant.

 Le PS et le PRG parisiens ont signé vendredi 25 janvier un accord “programmatique et électoral pour des listes de rassemblement dans les arrondissements dès le premier tour, autour de la candidature” du maire PS sortant Bertrand Delanoë, candidat à sa réélection aux municipales.
Jean-Bernard Bros, adjoint au Tourisme à la mairie de Paris et président du PRG parisien, qui sera sur la liste de gauche du XIIIème, ainsi que Laurence Goldgrab (XVIIIème), devraient être conseillers de Paris.
Patrick Bloche, patron de la fédération PS de Paris, a mis en avant le fait que “le PRG, qui a deux conseillers de Paris, en aura deux au minimum” et peut-être “un troisième dans le XVème” en cas de victoire.

Un accord existant avec le PCF et le MRC

Le groupe PS et radical de gauche au Conseil de Paris compte actuellement 50 conseillers socialistes et deux PRG, Jean-Bernard Bros et Gilles Alayrac.
Jean-Bernard Bros a appelé à la poursuite du “bon travail effectué ensemble ces sept dernières années”. Il a souligné qu’avec cet accord, le PRG devrait compter “de deux à trois conseillers de Paris et de 12 à 13 conseillers d’arrondissement”, alors qu’il n’avait au total que 10 élus en 2001.
Le PS parisien a déjà conclu un accord avec le PCF et le MRC.

                                                                                                                                                          NOUVELOBS.COM | 25.01.2008 | 18:46

                    

Faire du 19 mars la journée nationale du souvenir / Guerre d’Algérie

Mercredi, décembre 12th, 2007

*Les Députés Radicaux de Gauche et Apparentés
Paris, le 10 décembre 2007*

*COMMUNIQUE*

Faire du 19 mars la journée nationale du souvenir et du recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la Guerre d’Algérie

*Des Députés Radicaux de gauche et apparentés au groupe Socialiste, Radical, Citoyen et divers gauche (SRC)* déposent une proposition de loi *« relative à la reconnaissance officielle de la date anniversaire du cessez-le-feu du 19 mars comme journée nationale du souvenir et du recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la Guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie »*.

La date actuelle du 5 décembre comme journée nationale, instaurée par décret en 2003 par le Président Jacques Chirac, n’en finit pas de susciter émoi et consternation au sein du monde combattant dans la mesure où elle n’a aucune valeur ni historique ni symbolique, et n’est sans aucun lien avec la Guerre d’Algérie.

Notre tradition républicaine veut qu’une date commémorative reprenne la date historique marquant la fin officielle des hostilités, comme c’est le cas pour les deux guerres mondiales avec les dates du 11 novembre 1918 et du 8 mai 1945. Or, la date officielle du cessez-le-feu de la Guerre d’Algérie correspond au 19 mars 1962, soit le lendemain de la signature des Accords
d’Evian.

Notre travail de mémoire sur la Guerre d’Algérie, ses combats et ses victimes, passe par la commémoration et le recueillement à une date qui revêt un sens historique fort.*

C’est pourquoi, neuf Députés radicaux de gauche et apparentés au groupe SRC proposent d’instituer *la date du 19 mars comme journée nationale du recueillement et du souvenir à la mémoire des victimes civiles et militaires de la Guerre d’Algérie.

*Listes des députés PRG signataires de la proposition de loi :* Chantal ROBIN-RODRIGO, Paul GIACOBBI, Annick GIRARDIN, Joël GIRAUD, Dominique ORLIAC, Sylvia PINEL et Christiane TAUBIRA

Autres députés signataires: Chantal BERTHELOT et Jeanny MARC

Municipales : Les propositions “jeunesse” du PRG Paris

Lundi, novembre 26th, 2007

Les Jeunes Radicaux de Gauche (JRG) parisiens ont contribué au programme proposé par la fédération PRG de Paris pour les municipales de 2008.

   Parmi les propositions exposées aux parisiens, certaines sont plus particulièrement ancrées dans le quotidien des jeunes citoyens :

   - Un plan Emploi-Etudiant : La municipalité doit être en mesure de proposer à ses étudiants, dans la tranche d’âge 18/28 ans par exemple, un certain nombre de « missions – emplois » à temps partiel ou contrats courts tout en développant les services aux personnes âgées et aux personnes à mobilité réduite.

Ces étudiants seront appelés des « filleuls ». Proposer à des étudiants de devenir « filleul » de personnes âgées et de personnes à mobilité réduite, moyennant rémunération. Ce type de mission prendront la forme d’aide à la personne, à l’exclusion de l’assistance médicale : l’aide au repassage, aux factures, aux courses, aux sorties, etc.

   - Une SEM pour le Logement étudiant : Créer une société d’économie mixte (SEM) de gestion et de mise en location des loges de concierge et des chambres de bonnes d’immeubles parisiens, après acquisition par la Ville de Paris, afin de les louer aux étudiants et aux jeunes travailleurs parisiens.

La mission de cette SEM serait par ailleurs de fixer des loyers raisonnables afin d’assurer de la mixité sociale et de veiller à la salubrité et à l’entretien, ainsi qu’à la répartition de ces lieux d’habitation, sur le modèle des cités universitaires et des foyers de jeunes travailleurs. A terme, les derniers étages des immeubles constitueraient ainsi des îlots de logements étudiants sous le contrôle de la SEM.

    - Du logement intergénérationnel : 1 toit, 2 générations : Afin d’offrir aux étudiant des opportunités de logement à Paris tout en favorisant l’échange intergénérationnel, il faut encourager la colocation dans les appartements de personnes seules ou de personnes âgées, en coordonnant les offres des particuliers et les demandes étudiantes.

Mise en place d’une « convention d’hébergement » sécurisant une initiative que ni les personnes âgées ou seules, ni les étudiants n’auraient entrepris d’eux- même.

Charles Salmon

Délégué JRG PARIS

Conseil de Paris : 2 millions d’euros pour la “révolution numérique” des universités

Mercredi, octobre 3rd, 2007

  Le conseil de Paris a voté mardi un financement global de 2 millions d’euros sur trois ans afin de permettre aux huit universités parisiennes de faire leur “révolution numérique” et de mettre en place la carte étudiante “multi-services”.Grâce à ce financement, les étudiants pourront notamment bénéficier de cours en ligne.  En 2008, Paris I Panthéon Sorbonne disposera d’une plate-forme SMS pour les convocations et Paris II Panthéon Assas aura un dispositif de “web-conférence” pour visionner les cours en direct et à distance. Paris III Sorbonne Nouvelle sera dotée d’un service de bibliothèque virtuelle.

Dès la rentrée de cette année, quelque 150.000 étudiants bénéficieront d’une “carte étudiante multiservices”. A la rentrée 2008, les 200.000 étudiants des huit universités seront concernés. Un financement de 1,2 M EUR sur trois ans est prévu pour la mise en place de cette carte destinée à simplifier la vie des étudiants.

Dotée d’une puce à porte-monnaie électronique, elle permettra d’accéder aux restaurants universitaires, services universitaires, et de payer par Monéo (paiement monétique) dans les parkings et piscines de la Ville.

A la rentrée 2008, la Ville envisage avec les universités d’intégrer à la carte le pass Imagin’R qui donne accès à des tarifs réduits sur les transports d’Ile-de-France pour les jeunes de 15 à 25 ans.

A terme, tous ces éléments pourraient aboutir à une carte unique d’étudiant, commune à toutes les universités de Paris qui intégrerait notamment le porte-monnaie électronique Monéo.

source : www.lemonde.fr

Conseil de Paris : plan climat adopté à l’unanimité

Mercredi, octobre 3rd, 2007

Un mois avant le Grenelle de l’environnement, le Conseil de Paris a adopté à l’unanimité, ce 1er octobre, le plan climat de la ville. Ses objectifs sont ambitieux : il s’agit de s’engager dans une démarche visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) issues des activités propres de la ville et de son territoire de 75% en 2050 par rapport à 2004. D’ici à 2020, Paris entend diminuer de 30% ses émissions de GES et ses consommations énergétiques et dépasser les objectifs européens sur son territoire avec une réduction des émissions de GES de 25%. La part des énergies renouvelables dans la consommation énergétique globale devra aussi atteindre les 25% en 2020.

Un plan d’action ambitieux a été défini pour le bâtiment : les constructions neuves ne devront pas consommer plus de 50 KWh/m2 shon/an d’énergie primaire (chauffage, eau chaude, éclairage, ventilation) et les rénovations lourdes devront se limiter à 80 Kwh/m2 shon/an. La ville se veut exemplaire sur son propre patrimoine. Elle s’engage à réaliser un diagnostic thermique des 3.000 équipements publics et à mener un plan de rénovation de son patrimoine visant à baisser de 39% ses émissions (hors transport) d’ici à 2020.

Elle compte aussi lancer un vaste plan de réhabilitation du parc de logements sociaux pour réduire de 30% ses émissions de GES d’ici à 2020 et promouvoir la réhabilitation de 100.000 logements du parc privé d’ici à 2050. La mise en œuvre de ce “Plan 100.000 immeubles” s’appuiera sur les premiers enseignements d’un dispositif d’aide expérimental mené en partenariat avec l’Ademe et l’Anah incluant diagnostic énergétique et subventionnement de travaux portant sur 300 immeubles.

En matière de transports, la ville se veut exemplaire en mettant en place un plan de déplacement de l’administration parisienne et en poursuivant les actions engagées sur le parc de véhicules (réduction du nombre de voitures, utilisation de véhicules plus propres et consommant moins de carburants, recours à des véhicules hybrides). Le plan climat parisien vise aussi une réduction de 15% de la production de déchets d’ici à 2020.
Pour mettre en œuvre ce plan, une Agence parisienne du climat doit être créée. A la fois pôle d’expertise pour la ville et outil de mobilisation des différents acteurs concernés sur son territoire, elle intégrera le réseau existant des Espaces Info Energie, que la ville s’engage à promouvoir. Quant au Club climat, constitué pour l’élaboration du plan, il sera pérennisé comme une instance citoyenne de suivi.

Anne Lenormand
sources : www.localtis.info

Petit à petit, le métro devient aussi nocturne

Lundi, septembre 24th, 2007

A partir de la mi-décembre, les usagers pourront, le vendredi soir, emprunter le métro parisien jusqu’à 2 h 15, au lieu de 1 h 15 actuellement. La RATP avait déjà, en décembre 2006, allongé d’une heure la durée du trafic le samedi soir et les veilles de fête. Des lignes supplémentaires de bus nocturnes avaient aussi été mises en place.La Ville de Paris espère ainsi répondre aux attentes des habitants et des visiteurs, de plus en plus nombreux à utiliser les transports en soirée et la nuit. Selon une étude publiée par la municipalité en 2006, “près d’un actif sur deux domicilié dans Paris travaille, au moins certains soirs, entre 20 heures et minuit, et plus d’un dixième entre minuit et 5 heures”. “Autrefois, la nuit, c’était seulement la fête et les boîtes de nuit. Aujourd’hui, on voit émerger une économie nocturne à laquelle beaucoup de salariés participent”, constate Jean-Bernard Bros, adjoint au tourisme. A terme, la municipalité souhaite que le métro fonctionne sans interruption, comme à New York ou, sur certaines lignes, à Berlin. La mesure est censée accompagner l’évolution des modes de vie. “Bientôt, les commerces ouvriront le dimanche, tandis que les piscines ou les bibliothèques accueilleront leur public tard dans la soirée”, précise M. Bros.Paris n’est pas la seule ville de France à adapter les horaires de ses transports au comportement des usagers. A Rennes, la construction d’une ligne de métro, en 2002, a profondément modifié l’utilisation des transports en commun. “Les bus étaient considérés comme un moyen de déplacement social, destiné aux personnes sans voiture, rappelle Noël Philippe, à Rennes Métropole, la collectivité responsable des transports. Or, nous constatons depuis l’ouverture du métro que la part des déplacements domicile-travail ou domicile-études a baissé, au profit des loisirs et des achats.”

STATU QUO À MARSEILLE

Dans la capitale bretonne, le traditionnel clivage quotidien entre heures creuses et heures de pointe n’est plus pertinent. La fréquentation a tendance à se répartir tout au long de la journée et à s’étendre en soirée. Les services techniques n’ont aucun mal à adapter la fréquence des rames de métro, un VAL sans conducteur, à cette nouvelle donne. “La souplesse du système permettrait même, en théorie, de changer la fréquence en cas d’événement imprévu en ville, comme une manifestation étudiante”, indique M. Philippe.

Toulouse a profité de la mise en service de sa deuxième ligne de métro, au début de l’été, pour réaménager l’ensemble des horaires. Le métro circule jusqu’à minuit du lundi au jeudi et jusqu’à 1 heure le week-end. Un réseau de bus de soirée dessert les lignes les plus fréquentées. Le schéma convient aux étudiants et aux jeunes actifs, de même qu’aux amateurs de bonnes bouteilles, au restaurant, qui, ayant délaissé leur véhicule, ne se les interdisent plus.

Seul le métro de Marseille continue à fermer ses portes à 21 heures en semaine, à la notable exception des soirs où l’OM se produit au Stade-Vélodrome. La Régie des transports estime que la circulation en soirée n’est pas rentable et les habitants ne s’aventurent de toute façon pas dans les couloirs du métro à une heure tardive. “Personne n’a envie de voyager seul dans un métro désert”, reconnaît Renaud Muselier, premier adjoint à la mairie de la cité phocéenne. L’élu espère que l’ouverture récente de la ligne de tramway, qui circule jusqu’à minuit et demi, finira par “apporter des clients au métro”.

Olivier Razemon

Intervention de Christiane Taubira dans le débat sur la loi Hortefeux

Mercredi, septembre 19th, 2007

Séance du mardi 18 septembre 2007

Après dix-sept textes, dont quatorze ces cinq dernières années, relatifs à l’entrée et au séjour des étrangers, au droit d’asile, au code de la nationalité, à la validation des mariages, à l’emploi de certaines catégories d’étrangers – autant d’obsessions qui produisent des lois aussi bavardes qu’inefficaces – que pourrait-il nous rester à vous dire, Monsieur le ministre – si du moins l’on débattait de bonne foi ?

Cette majorité, fascinée par les tests scientifiques, les manipule comme le feraient des auteurs de bandes dessinées, ou des apprentis sorciers ignorants de la bioéthique. Il faut dire que le Président de la République, lorsqu’il était candidat, avait provoqué une première secousse par ses déclarations sur la prédestination au suicide et à la pédocriminalité !

Sous prétexte d’encadrer, en fait d’enserrer, le regroupement familial et malgré de pathétiques déclarations de bienveillance, vous ajoutez de nouvelles mesures de police en lieu et place des mesures de cohésion culturelle et sociale qui ramèneraient la présence de quelques dizaines de milliers d’immigrés à sa juste mesure.

Ce gouvernement a conservé l’habileté d’habillage du précédent, qui présentait le CPE dans une loi pour l’égalité des chances, la violation du secret médical, et dans une loi sur la prévention, une tentative d’enrôler les travailleurs sociaux comme auxiliaires des policiers et délateurs ! Nous avons eu aussi la loi contre la récidive, avec des peines plancher, concept antidémocratique emprunté à un pays qui avait criminalisé la pauvreté, la couleur et l’engagement militant, et en était revenu. Vous pratiquez ainsi le « haut travesti » sémantique comme d‘autres la haute couture (Exclamations sur les bancs du groupe UMP). Vous essayez de faire croire que la souveraineté de la France est en jeu pour banaliser l’hérésie politique et l’indigence éthique que représente ce ministère de confusion, d’imposture et d’inhospitalité (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche ; exclamations sur les bancs du groupe UMP). Quant aux mesures honorables que comporte ce texte, elles sont imposées par la Cour européenne des droits de l’homme.

Il serait facile d’ironiser si le texte s’y prêtait. S’il suffisait d’un stage de deux mois sur les valeurs de la République pour assurer l’égalité entre les hommes et les femmes, nous serions débarrassés depuis longtemps des violences conjugales qui frappent des femmes dont le conjoint a parfois fréquenté vingt ans les écoles de la République, voire les grandes écoles ! (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche) Et il n’y aurait pas besoin de ces lois qui ne réussissent pas à supprimer l’écart de 27 % entre les salaires des hommes et des femmes…

Il faut avoir bien peu de considération pour les leçons de l’histoire pour croire comme vous en la force des murs. Les hommes partiront tant que n’auront pas disparu les causes qui les mettent en mouvement : la pauvreté, les inégalités, la fragmentation des territoires en fiefs que les transnationales préfèrent à des États souverains.

Croyez-vous faire peur à certains ? Vous vous trompez. La détresse, la nécessité de survivre, l’amour tout simplement leur donneront toujours une ruse d’avance sur vous. En revanche, vous créez des périls pour la France, en laquelle vous semblez avoir une confiance très modérée.

Dans les outremers, la situation est très différente, et nous avons d’autant plus de mérite de ne piétiner ni nos principes ni notre éthique. Nous gardons en mémoire la diversité de nos origines, amérindiennes, africaines, européennes, asiatiques, et nous savons que c’est la confiance en la vie et la sagesse des hommes qui ont produit nos société créoles qui concilient des identités diverses, des traits sociaux caribéens, ou amazoniens dans mon cas, une éducation et des institutions françaises, une relation privilégiée à l’Europe.

En Guyane, l’esbroufe n’est plus de mise. Dites-nous donc combien d’adolescents, scolarisés depuis plusieurs années, ne peuvent se présenter aux examens. Combien d’expulsés le sont deux fois, trois fois la même année ? Combien pèsent sur les budgets publics des mises en scène comme les descentes sur les chantiers d’orpaillage après que les trois quarts des clandestins se sont évanouis dans la nature ? Qui évalue les effets dévastateurs des contrôles en mer au cours desquels la marine nationale finit par être intimidée par des bateaux de pêche fraudeurs ? Ces démonstrations musclées sont en contradiction avec la construction d’un pont sur le fleuve Oyapok. Qui en paiera le prix ?

Renoncez à ces moeurs tapageuses et ridicules. Une question de cette ampleur ne relève pas de vous, Monsieur le ministre. Il faut la confier au ministère des affaires étrangères. Ce dont le monde a besoin, c’est de dialogue et de coopération, non de ces déclarations récurrentes d’hostilité qui sèment le ressentiment. « L’univers rétréci, tel est la menace », écrivait Victor Segalen, et Léopold Sedar Senghor implorait : « Seigneur, pardonne à la France qui dit la voie droite, mais chemine par des sentiers obliques » (Applaudissements prolongés bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche et du groupe de la Gauche démocrate et républicaine).

Paris: Les listes Delanoë à 47% au 1er tour des municipales

Jeudi, septembre 13th, 2007

PARIS (AFP) — Les listes du maire de Paris Bertrand Delanoë (PS) recueilleraient 47% au premier tour des élections municipales de mars prochain dans la capitale, contre 33% à celles de l’UMP emmenées par Françoise de Panafieu, selon un sondage Ifop pour Paris-Match.

Interrogés sur leur choix s’ils devaient voter dimanche prochain, 47% des Parisiens indiquent qu’ils voteraient pour “les listes PS-PCF-PRG soutenues par Bertrand Delanoë”. C’est 11 points de plus que le score recueilli par les listes du maire de Paris en 2001.

Les listes UMP soutenues par François de Panafieu arriveraient en seconde position à 33%. Aucune des autres listes en présence n’atteindrait les 10% nécessaires pour se maintenir au second tour.

“Les listes de l’UDF-Modem soutenues par Marielle de Sarnez” qui arriveraient en 3e position avec 8%, devant “les listes des Verts soutenues par Denis Baupin” à 5%. Les listes du FN sont créditées de 4% et celles d’extrême-gauche de 3%. 2% ne se prononcent pas.

Selon le sondage, 58% des Parisiens souhaitent la victoire des listes soutenues par M. Delanoë et 39% celles des listes soutenues par Mme de Panafieu.

Le maire socialiste de la capitale bénéficie par ailleurs d’une forte cote de popularité avec 73% de bonnes opinions (contre 26% de mauvaises). Là encore, il devance très largement sa concurrente de l’UMP créditée de 55% de bonnes opinions (contre 40%). Celle-ci est même devancée par Bernard Debré, le trublion de la droite municipale (58% de bonnes opinions, contre 28%).

Mme de Sarnez est à 35% de bonnes opinions (contre 17%), mais elle souffre d’un déficit de notoriété, 40% des sondés affirmant ne pas la connaître.

Sondage réalisé par téléphone du 6 au 8 septembre auprès d’un échantillon de 804 personnes représentatif de la population parisienne âgée de 18 ans et plus, inscrite sur les listes électorales (méthode des quotas). Notice détaillée disponible à la Commission des sondages.

Les quatre mousquetaires du centre

Jeudi, septembre 13th, 2007

Le centre n’est plus introuvable mais il est pluriel. Quatre mousquetaires le représentent. Le plus emblématique, François Bayrou, est aussi le plus faible. Ses 18,57 % au premier tour de l’élection présidentielle (soit 6,82 millions de voix), lui ont permis de marquer un essai qu’il n’a pas transformé. Son parti, le MoDem (Mouvement démocrate), n’a que quatre élus à l’Assemblée nationale.

François Sauvadet, député de la Côte-d’Or, est le chef de file du Nouveau Centre, qui regroupe les 21 élus qui ont lâché le candidat centriste pour rallier Nicolas Sarkozy, dont Hervé Morin et André Santini, ministres respectifs de la Défense et de la Fonction publique.

Les deux autres mousquetaires viennent de la famille radicale :  Jean-Louis Borloo, numéro deux du gouvernement, co-préside avec André Rossinot le Parti radical valoisien, Jean-Michel Baylet dirige le Parti radical de gauche (PRG). Les deux héritiers de l’ancien Parti radical, le plus vieux parti français, fondé en 1901 et qui a donné 31 chefs de gouvernement à la République, sont des frères ennemis.

La scission a eu lieu en 1972 quand Jean-Jacques Servan-Schreiber a ancré les valoisiens à droite. Séduite par le programme commun de gouvernement entre socialistes et communistes, l’aile gauche, emmenée par Robert Fabre, fondait, en décembre 1973, le  Mouvement des Radicaux de gauche (MRG), devenu PRG. Les frères séparés ont conservé le même Panthéon, de Gambetta à Mendès-France, mais ont suivi des chemins différents, l’un à droite, l’autre à gauche.

C’est pourtant une nouvelle donne qui va être au centre, le week-end prochain, des universités d’été des deux branches de la famille radicale, à Nancy pour les Valoisiens, à Ramatuelle pour le PRG. Au lendemain de l’élection présidentielle, Jean-Michel Baylet a prononcé l’acte de décès de l’union de la gauche et a tendu la main aux radicaux de l’autre rive, proposant un “dialogue” pouvant aboutir à une réunification du “vieux Parti radical”. Devant la tempête qui a secoué le landernau radical de gauche – le PRG était lié par un accord avec le PS pour les législatives –, il a fait marche arrière, avant de revenir à la charge.

Le PRG ne veut plus être “la petite aile droite de la gauche” et Jean-Louis Borloo rêve de “rassembler par-delà les clivages politiques traditionnels”. D’ici les municipales de mars 2008, il est peu probable que le paysage change. Les radicaux valoisiens, avec 16 députés, ont les deux pieds dans la majorité. Le PRG, dont les huit députés sont apparentés au groupe socialiste, joue la carte de l’alliance avec le PS pour les municipales. Les frères séparés brûlent de se retrouver. Mais les fiançailles risquent d’être longues.

Michel Noblecourt

BAYLET : ” Enfin une bonne initiative du PS”

Mardi, septembre 4th, 2007

JMB, dans la Dépêche du Midi de ce lundi 3 septembre, a réagit à la proposition de M. HOLLANDE proposant la création d’un comité de liaison de la gauche, qui pourrait être le prélude à des Assises de la gauche et des écologistes avant les municipales.

Le président du PRG a précisé que «naturellement, nous y répondrons de manière positive».


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