Paris: Les listes Delanoë à 47% au 1er tour des municipales

septembre 13th, 2007 by charles

PARIS (AFP) — Les listes du maire de Paris Bertrand Delanoë (PS) recueilleraient 47% au premier tour des élections municipales de mars prochain dans la capitale, contre 33% à celles de l’UMP emmenées par Françoise de Panafieu, selon un sondage Ifop pour Paris-Match.

Interrogés sur leur choix s’ils devaient voter dimanche prochain, 47% des Parisiens indiquent qu’ils voteraient pour “les listes PS-PCF-PRG soutenues par Bertrand Delanoë”. C’est 11 points de plus que le score recueilli par les listes du maire de Paris en 2001.

Les listes UMP soutenues par François de Panafieu arriveraient en seconde position à 33%. Aucune des autres listes en présence n’atteindrait les 10% nécessaires pour se maintenir au second tour.

“Les listes de l’UDF-Modem soutenues par Marielle de Sarnez” qui arriveraient en 3e position avec 8%, devant “les listes des Verts soutenues par Denis Baupin” à 5%. Les listes du FN sont créditées de 4% et celles d’extrême-gauche de 3%. 2% ne se prononcent pas.

Selon le sondage, 58% des Parisiens souhaitent la victoire des listes soutenues par M. Delanoë et 39% celles des listes soutenues par Mme de Panafieu.

Le maire socialiste de la capitale bénéficie par ailleurs d’une forte cote de popularité avec 73% de bonnes opinions (contre 26% de mauvaises). Là encore, il devance très largement sa concurrente de l’UMP créditée de 55% de bonnes opinions (contre 40%). Celle-ci est même devancée par Bernard Debré, le trublion de la droite municipale (58% de bonnes opinions, contre 28%).

Mme de Sarnez est à 35% de bonnes opinions (contre 17%), mais elle souffre d’un déficit de notoriété, 40% des sondés affirmant ne pas la connaître.

Sondage réalisé par téléphone du 6 au 8 septembre auprès d’un échantillon de 804 personnes représentatif de la population parisienne âgée de 18 ans et plus, inscrite sur les listes électorales (méthode des quotas). Notice détaillée disponible à la Commission des sondages.

Les quatre mousquetaires du centre

septembre 13th, 2007 by charles

Le centre n’est plus introuvable mais il est pluriel. Quatre mousquetaires le représentent. Le plus emblématique, François Bayrou, est aussi le plus faible. Ses 18,57 % au premier tour de l’élection présidentielle (soit 6,82 millions de voix), lui ont permis de marquer un essai qu’il n’a pas transformé. Son parti, le MoDem (Mouvement démocrate), n’a que quatre élus à l’Assemblée nationale.

François Sauvadet, député de la Côte-d’Or, est le chef de file du Nouveau Centre, qui regroupe les 21 élus qui ont lâché le candidat centriste pour rallier Nicolas Sarkozy, dont Hervé Morin et André Santini, ministres respectifs de la Défense et de la Fonction publique.

Les deux autres mousquetaires viennent de la famille radicale :  Jean-Louis Borloo, numéro deux du gouvernement, co-préside avec André Rossinot le Parti radical valoisien, Jean-Michel Baylet dirige le Parti radical de gauche (PRG). Les deux héritiers de l’ancien Parti radical, le plus vieux parti français, fondé en 1901 et qui a donné 31 chefs de gouvernement à la République, sont des frères ennemis.

La scission a eu lieu en 1972 quand Jean-Jacques Servan-Schreiber a ancré les valoisiens à droite. Séduite par le programme commun de gouvernement entre socialistes et communistes, l’aile gauche, emmenée par Robert Fabre, fondait, en décembre 1973, le  Mouvement des Radicaux de gauche (MRG), devenu PRG. Les frères séparés ont conservé le même Panthéon, de Gambetta à Mendès-France, mais ont suivi des chemins différents, l’un à droite, l’autre à gauche.

C’est pourtant une nouvelle donne qui va être au centre, le week-end prochain, des universités d’été des deux branches de la famille radicale, à Nancy pour les Valoisiens, à Ramatuelle pour le PRG. Au lendemain de l’élection présidentielle, Jean-Michel Baylet a prononcé l’acte de décès de l’union de la gauche et a tendu la main aux radicaux de l’autre rive, proposant un “dialogue” pouvant aboutir à une réunification du “vieux Parti radical”. Devant la tempête qui a secoué le landernau radical de gauche – le PRG était lié par un accord avec le PS pour les législatives –, il a fait marche arrière, avant de revenir à la charge.

Le PRG ne veut plus être “la petite aile droite de la gauche” et Jean-Louis Borloo rêve de “rassembler par-delà les clivages politiques traditionnels”. D’ici les municipales de mars 2008, il est peu probable que le paysage change. Les radicaux valoisiens, avec 16 députés, ont les deux pieds dans la majorité. Le PRG, dont les huit députés sont apparentés au groupe socialiste, joue la carte de l’alliance avec le PS pour les municipales. Les frères séparés brûlent de se retrouver. Mais les fiançailles risquent d’être longues.

Michel Noblecourt

BAYLET : ” Enfin une bonne initiative du PS”

septembre 4th, 2007 by charles

JMB, dans la Dépêche du Midi de ce lundi 3 septembre, a réagit à la proposition de M. HOLLANDE proposant la création d’un comité de liaison de la gauche, qui pourrait être le prélude à des Assises de la gauche et des écologistes avant les municipales.

Le président du PRG a précisé que «naturellement, nous y répondrons de manière positive».

Delanoé candidat !

septembre 4th, 2007 by charles

 Interview du Parisien daté du 4 septembre 2007

Serez-vous candidat à un nouveau mandat?
Oui.

Avez-vous hésité?
Ce n’est pas une décision qui va de soi, après un mandat qui aura duré sept ans. Donc j’ai bien réfléchi. Mais si j’ai décidé de m’engager à nouveau, c’est pour impulser une dynamique nouvelle. Mon projet consiste, avec les Parisiens, avec une équipe, à donner un temps d’avance à Paris.

C’est la « couleur » de votre prochain mandat ?
Quand j’ai été élu en 2001, Paris accusait de nombreux retards. Nous en avons comblé beaucoup, en commençant par restaurer le climat démocratique. Les faux électeurs, les emplois fictifs, le clientélisme, appartiennent au passé. C’était la condition pour remettre Paris en mouvement. Grâce aux Parisiens eux-mêmes, notre cité est à nouveau une ville solidaire qui innove, qui surprend, qui rayonne sur la scène internationale. Mais nous nous n’avons pas tout réussi, je veux donc aller plus loin. Ce « temps d’avance », c’est une ville qui ne subit pas l’avenir, mais qui se donne les moyens de l’écrire. La signature de Paris au XXIème siècle, ce doit être un modèle urbain qui met en harmonie performance sociale, économique, environnementale et culturelle.

Qu’est ce qui aurait pu vous faire renoncer?
Des choix personnels. J’aurai 58 ans l’an prochain et tout au long de ma vie, je me suis toujours remis en cause. Mais m’investir pour l’avenir de Paris a vraiment du sens. Si ma candidature est, bien sûr, soumise aux militants socialistes, c’est avec l’ensemble des Parisiens que je veux élaborer notre projet pour 2008-2014. Je souhaite d’ailleurs une campagne digne, sans attaques personnelles, mais concentrée sur le fond et les propositions, car c’est cela qui intéresse les citoyens.

Bâtirez-vous votre campagne autour de votre bilan?
D’abord, même si par respect pour les Parisiens, je ne souhaitais pas attendre pour rendre publique ma décision, l’actuel mandat est loin d’être terminé. J’ai donc bien l’intention d’assumer mes fonctions jusqu’au bout, avec la même volonté d’innovation et de résultats. Je m’engage pour l’avenir de Paris. Mon équipe et moi-même portons un regard exigeant sur l’action que nous menons. Depuis six ans, Paris a connu une dynamique sans précédent. J’entends que la dynamique 2008-2014 soit encore plus forte, plus collective.

Avec quels alliés partirez-vous?
La nouvelle équipe devra mêler expérience et renouvellement, dans l’ouverture, non pas politicienne, mais à la richesse de Paris. Richesse des origines, des générations, des cultures, des expériences économiques, sociales, démocratiques, culturelles, sportives… Nos listes devront refléter cette diversité, en intégrant aussi des candidats européens, qui sont des Parisiens à part entière. Avec sa double nationalité, française et espagnole, Anne Hidalgo, ma première adjointe, symbolise très bien ce formidable atout, et au-delà, l’identité de l’équipe municipale.

Les Verts auront-ils autant de place qu’aujourd’hui?
Toutes les composantes de la majorité ont apporté quelque chose et contribué, même imparfaitement, à la dynamique de Paris. Je veux saluer leur travail. Mais soyons honnêtes. Il y a eu parfois des désaccords et des comportements qui s’apparentaient à de la surenchère. Les Parisiens seront juges. Par leur vote au premier tour, c’est à eux de déterminer la représentativité de chacun à l’avenir.

Au second tour, sur quelles bases le rassemblement s’opèrera-t-il?
Les alliances n’ont de sens que par rapport à un projet, à une vision d’avenir. Je souhaite donc que les électeurs soient traités avec une totale loyauté.

Cela veut dire quoi ?
Les uns et les autres devront dire dès avant le premier tour - la remarque vaut pour les Verts comme pour le Modem - ce qu’ils ont l’intention de faire au second. Je ne veux pas d’arrangements politiciens qui, même avec les meilleures intentions du monde, équivalent à des compromissions. Le paysage du second tour devra donc être connu avant le premier.

Vous sentez vous «Modem-compatible» ?
Nous soumettrons aux Parisiens un projet progressiste, novateur, ambitieux. C’est ce projet qui déterminera les alliances futures. Mais que veulent les élus du Modem? Aujourd’hui, au Conseil de Paris, ils ont souvent des votes disparates. Sont-ils pour le développement de l’emploi à Paris, oui ou non ? Pour de nouveaux parkings résidentiels en centre-ville, oui ou non? Pour la construction d’un stade de rugby, oui ou non?

Ils ressemblent aux Verts!
Et pour cause puisque certains sont passés des Verts au Modem! Moi, je n’ai aucun goût pour les jeux politiciens, mais pour les idées et la clarté devant les électeurs. Donc, à chacun de se déterminer par rapport au projet. En Italie, le centre a bien choisi la gauche contre la droite. Pour ma part, je m’adresse à tous les Parisiens. Et s’il y a des électeurs de droite d’accord avec nos ambitions pour Paris, s’il y en a même qui ont voté Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle et qui croient à la dynamique que je propose, ils sont les bienvenus!

Comment, dans cette campagne, allez-vous donner la parole aux Parisiens puisque c’est votre souhait?
J’ouvre dès aujourd’hui un site (bertranddelanoe.net), sur lequel j’invite les Parisiens à réagir, proposer, dialoguer, y compris entre eux. J’ai besoin de leur influence, pour que le projet 2008-2014 soit conçu collectivement. D’autre part, avant la fin de l’année, je tiendrai une réunion publique ouverte à tous dans chacun des vingt arrondissements. J’y serai largement à l’écoute, comme dans les compte-rendus de mandat que j’ai réalisés tous les ans. Je suis le maire de tous les Parisiens. Je serai aussi un candidat de conviction pour tous les Parisiens. Y compris ceux qui ne votent pas pour moi.

Il s’agit là de «démocratie participative» ?
Cela fait six ans et demi que nous la pratiquons, et nous partions de très loin ! Mais dans ce domaine aussi, Paris doit avoir un temps d’avance. Je proposerai donc un renforcement significatif des budgets des Conseils de quartier et je suis prêt à réserver 25% de l’enveloppe totale des subventions aux maires d’arrondissements. J’entends également donner aux Parisiens les moyens d’influer sur l’ordre du jour des séances du Conseil de Paris.

A Paris, l’automobile sera toujours indésirable ?
Allons !… Je ne suis pas anti-voitures, je suis anti-pollution ! C’est la santé des habitants qui est en jeu. J’assume donc cette politique qui a déjà fait baisser de 9% les émissions de gaz à effet de serre. Pour la prochaine mandature, nous devrons viser 25%. Quant à la pollution de proximité, elle a déjà diminué de 32%, mais c’est insuffisant. Je souhaite que Paris soit la plus performante dans ce combat, afin de devenir la première métropole à respecter strictement les normes européennes dans ce domaine.

Comment comptez-vous vous y prendre ?
Il faut agir sur tous les leviers : prolonger le tramway jusqu’à la porte de la Chapelle, et même jusqu’à la porte d’Asnières, si l’Etat nous épaule, puisque pour l’instant sa contribution est égale à 0. Nous souhaitons également que la fréquence des métros et des bus soit renforcée aux heures de pointe, même si cet objectif engage évidement nos partenaires. Nous avons lancé les voitures en libre-service : nous amplifierons ce dispositif. Vélib’ atteindra son plein régime à la fin de l’année. Et n’oublions pas le transport fluvial: en 2008 sera inaugurée la première ligne de navettes sur la Seine, entre Austerlitz et Maisons-Alfort. A terme, il faut un vrai métro fluvial. Car plus l’offre de déplacement sera diversifiée, moins les usagers seront contraints de recourir à la voiture. Ce volontarisme environnemental s’appliquera aussi au « plan climat » que nous examinerons prochainement ainsi qu’à l’émergence de nouveaux « éco-quartiers », après ceux déjà engagés aux Batignolles ou Gare de Rungis, par exemple.

Vous allez finir par être plus vert que les Verts?
Mes convictions écologistes sont anciennes et fortes, ce qui n’a jamais fait de moi un Vert, notamment parce que j’ai toujours revendiqué une exigence gestionnaire. Ainsi, je suis favorable à une reconquête progressive des voies sur berges, mais conditionnée par une baisse de la circulation dans Paris. Sur cette base, dès la prochaine mandature, nous nous fixons l’objectif d’en reconquérir une partie. Ce site est unique au monde : avec Paris-plages, il est ouvert à tous un mois par an. Bien entendu, ce sera mis en œuvre en concertation avec l’Etat, les riverains et les communes voisines.

Comptez-vous réserver une file sur le périphérique aux taxis et aux bus?
C’est une hypothèse intéressante qui devrait s’appliquer aussi au co-voiturage. Mais là encore, rien ne peut se concevoir sans une réflexion approfondie avec nos voisins et l’Etat, car il s’agit d’un axe majeur au sein de l’agglomération.
Précisément, êtes-vous favorable à la création d’une structure intercommunale, telle que proposée par Nicolas Sarkozy ?
Je n’ai pas attendu son intervention pour restaurer le lien avec les communes de l’agglomération, après des décennies d’arrogance parisienne. Conventions bi-latérales, Conférence métropolitaine, nous avons énormément avancé. Mais je suis favorable à une nouvelle étape. Au lendemain des élections de 2008, en prenant appui sur la légitimité des nouveaux élus, mettons-nous autour de la table. Pour concevoir d’autres outils communs et élaborer un schéma institutionnel. Car Paris est plus grand que Paris. Et la Région Ile-de-France doit jouer un rôle central dans cette future institution. Quant à l’Etat, il devra clarifier ses positions, notamment sur le plan budgétaire.

Il reste très difficile à Paris de se loger…
C’est vrai et c’est pour nous une priorité absolue : pouvoir rester ou s’installer à Paris. Nous avons déjà rattrapé des retards. Nous avions promis 24 500 logements sociaux financés, à comparer aux 9000 de nos prédécesseurs. En mars 2008, nous en aurons finalement financé plus de 30 000 ! Mais il faut aller au-delà. La loi SRU impose aux communes 20 % de logements sociaux en 2020. Je souhaite donner un temps d’avance à Paris, en atteignant cet objectif dès 2014. Je proposerai également un dispositif municipal d’aide à la caution, pour les jeunes ménages qui cherchent à louer.

Allez-vous construire des tours, malgré le véto des Verts ?
Sur cette question, j’ai affronté une coalition de conservateurs de droite et de gauche, ainsi qu’une vraie réticence des Parisiens. Pourtant je pense que, sur un territoire limité à 105 km², quand on a une ambition économique, il faut accepter de dépasser parfois les 37 mètres de hauteur, aux portes de Paris et avec de vraies exigences écologiques et architecturales. Je ferai d’ailleurs en sorte que ce débat se clarifie au cours des sept mois qui nous séparent de l’élection…

Paris pourrait mieux faire en matière de nouvelles technologies…
Avec 400 points wifi gratuits dès ce moi-ci, Paris est déjà très bien placée dans la compétition mondiale. Mais notre objectif est de couvrir la totalité du territoire parisien en très haut débit, dès 2012, ce qui concerne autant les particuliers que les entreprises. Paris prendrait alors le leadership mondial.
A Paris, le chômage reste plus important que dans l’ensemble de la France…

Depuis quatre ans, le chômage a baissé de 28% à Paris, contre seulement 18% sur le plan national. En 2003, le taux de chômage parisien se situait 1,7 point au-dessus du taux national. Aujourd’hui, l’écart n’est plus que de 0,3 points. Avec un solde net de 130 000 créations d’entreprise, nous sommes sur la bonne voie. Mon ambition est donc d’installer durablement le taux de chômage parisien en dessous du niveau national.

Pourquoi allez-vous cette fois augmenter les impôts ?
Je suis le premier maire de Paris qui n’aura pas augmenté les impôts de toute la mandature, contrairement à mes prédécesseurs. Les impôts à Paris restent plus faibles que dans les autres villes de France. Comparez, à logement équivalent, avec Bordeaux, Marseille ou Toulouse. Au service d’une nouvelle dynamique urbaine, nous prévoyons donc une augmentation très modérée de la fiscalité qui, je m’y engage, sera strictement limitée aux deux premières années.

Est-il possible d’être maire de Paris à temps plein en continuant à jouer un rôle politique majeur sur le plan national?
En démissionnant du Sénat dès mon élection à la mairie de Paris, je me suis appliqué le mandat unique. Si je suis candidat, c’est pour être à nouveau maire de Paris à 100%. Mais je ne vois pas pourquoi cela m’interdirait de prendre part au débat national, de m’intéresser aux grands enjeux de notre société.

Si vous êtes réélu, vous ne serez donc jamais candidat au poste de Premier secrétaire du PS?
Cette question n’est pas d’actualité. Réélu demain, je ferai, je le répète, mon travail de maire à 100%. J’ai installé ma relation avec les Parisiens dans la loyauté. Ce sera toujours le cas.

Continuerez-vous à tolérer chez vos amis le cumul des mandats ?
Ce que je recommande c’est de limiter au maximum le cumul des mandats, sauf raisons locales qui le justifieraient.

Vos relations avec Nicolas Sarkozy sont-elles bonnes ?
Je respecte le Président de la République. Il est légitime. Nos rapports sont cordiaux. Mais il ne peut pas y avoir de confusion puisqu’il est le leader de la droite et que je suis un citoyen de gauche. Il n’y a pas besoin d’arrangements politiciens pour faire du bon travail, de manière pragmatique, sincère, en restant fidèle à ses valeurs.

Paris, ville moderne, on le dit souvent, mais on dit aussi: Paris, ville furieusement bourgeoise!
Ce n’est pas juste. 72% des ménages parisiens sont éligibles à un logement social : c’est cela votre « ville bourgeoise » ? Paris se sent liée au destin des collectivités qui l’entourent et avec lesquelles elle conduit de nombreux projets, par exemple d’aménagement urbain avec St Ouen. Et sans sectarisme. Ainsi, au dernier Conseil de Paris, j’ai fait voter 8,5 millions d’euros pour le tramway d’Issy-les-Moulineaux, parce que notre avenir est commun. Paris n’est ni égoïste, ni fermée. Au contraire, sa richesse, c’est sa diversité et son ouverture aux autres.

Propos recueillis par Maguelone Bonnaud, Martine Chevalet, Dominique de Montvalon et Sébastien Ramnoux

Communiqué JRG contre les franchises médicales

août 25th, 2007 by charles

Communiqué des Jeunes Radicaux de Gauche

Les Jeunes Radicaux de gauche soutiennent la mobilisation du 29 septembre 2007 contre les franchises médicales.

Derrière le triste « qui ne peut pas payer 4 euros par mois ? » de Mme la Ministre BACHELOT apparaissent les premiers effets du bouclier fiscal antiredistributif de Nicolas SARKOZY. Surfant sur des jonglages incessants entre Budget de l’Etat et Budget de la sécurité sociale, les franchises médicales sont appelées à la rescousse afin de financer les cadeaux fiscaux faits aux privilégiés.

La situation financière de l’assurance maladie notamment nécessite des réformes de fond courageuses. Le système hospitalier et la cartographie médicale doivent par exemple être totalement repensés, en intégrant des variables qualitatives et démographiques au sein de notre espace communautaire. Toutefois, face au récurrent tonneau des Danaïdes, les plusieurs dizaines de plans de sauvetage successifs nous ont démontré l’échec des logiques strictement comptables et à court terme.

Les Jeunes Radicaux de Gauche relèvent par ailleurs que l’égalité d’accès aux soins est une nouvelle fois atteinte. Alors que récemment encore, le Gouvernement refusait de reconnaître les manques de moyens flagrants mis à disposition de la politique de santé pénitentiaire ou scolaire, la protection de la santé des plus faibles est menacée par cette accélération du processus de privatisation de la sécurité sociale. Les JRG regrettent plus généralement ces solutions inefficaces condamnées à finir au cimetière administratif des démarches avortées. Ils en appellent à la mise en œuvre d’un véritable plan de sauvetage de la sécurité sociale, élaboré entre partenaires sociaux, sans tabou et où les solutions proposées ne seraient pas grevées par des mesures relevant de la solidarité nationale.

Comble de l’ironie pour un Gouvernement censé réhabiliter la valeur travail ; en exonérant seulement les bénéficiaires de la CMU des franchises médicales et pas les bas salaires ; le Gouvernement crée un effet désincitatif pour les travailleurs pauvres. C’est une nouvelle fois travailler plus pour gagner moins !

Le Gouvernement FILLON ne se préoccupe guère de la solidarité nationale. Raison de plus pour manifester contre les franchises médicales le 29 septembre 2007.

Les JRG à l’Assemblée générale de l’IFLRY de Dallas (20-22 juillet)

juillet 28th, 2007 by charles

Les JRG étaient représentés par Michel LEJEUNE-MENGWANG au “Semi-annual executive Committee and General assembly” de l’IFLRY à Dallas, organisé par les Jeunes Démocrates (USA) du 20 au 22 juillet 2007.

Vélib’ : comment ça marche ?

juillet 28th, 2007 by charles

Je veux prendre un vélo en station et cela ne marche pas
Attention, certaines stations ne sont pas encore ouvertes même si elles disposent de vélos : elles sont en cours d’initialisation. Pour mieux identifier ces stations, les barrières de chantier resteront en place jusqu’à leur ouverture effective.
Vous ne pouvez pas louer de vélos avec votre carte Vélib’ 1 an ou votre passe Navigo avec un abonnement 1 an. Pourquoi ? 
Attention : les cartes d’abonnement 1 an ne permettent plus de louer un vélo si vous avez au moins une fois dépassé les 30 minutes gratuites, sauf si le compte a bien été crédité. Pour pouvoir de nouveau louer un vélo, il est indispensable de se rendre à la borne, sur le web ou de contacter le centre d’appel pour créditer son compte, à l’aide de sa carte bancaire. Cette obligation ne concerne pas les abonnés courte durée (1 jour ou 1 semaine).
Comment peut-on approvisionner sa carte Vélib’ 1 an ?Une fois votre abonnement souscrit, si vous êtes titulaire d’une carte Vélib’ vous devez approvisionner votre compte si vous pensez dépasser les 30 premières minutes gratuites. Pour cela, vous avez accès sur le site velib.paris.fr à une boîte « mon compte » qui vous permet de recharger votre carte avant de vous rendre à une station. Vous pouvez également approvisionner votre compte Vélib’ directement sur une borne, en suivant les instructions à l’écran. Dans ce cas, allez sur le menu « Abonnement Vélib’ 1 an » et tapez le numéro inscrit sur votre carte. Lorsque vous rechargez votre compte Vélib’, vous avez le choix entre constituer une réserve de 5, 10 ou 15€ : elle couvrira vos consommations futures. Ou créditer votre compte Vélib’ pour qu’il soit égal à 0€.
A t-on droit à 30 mn gratuites une seule fois ou à chaque trajet ?A chaque fois que vous retirerez un vélo dans une station Vélib’, les 30 premières minutes de votre trajet seront systématiquement gratuites. Le montant de vos consommations ne sera débité que si votre trajet dépasse une demi-heure.
Que se passe t-il si je ne peux pas déposer mon vélo à une station ?Vous souhaitez déposer votre vélo dans une station mais il n’y a plus de place disponible ? Vélib’ vous offre 15 minutes gratuites supplémentaires pour vous rendre dans une autre station à proximité. Pour cela, il vous suffit de vous identifier à la borne de la station Vélib’ où vous vous trouvez. Celle-ci vous indiquera les stations les plus proches, ainsi que leur capacité d’accueil.

Vous ne pouvez pas joindre un téléconseiller depuis le bouton d’appel que vous indique l’écran de la borne. Que faire ?

Ce service ne sera ouvert qu’au cours de l’été. Il faut appeler le 01 30 79 79 30 (prix d’un appel local) pour joindre un téléconseiller.
Comment déverrouiller le vélo ?
Lorsque vous louez un vélo, le système vous laisse une minute entre le choix du vélo à la borne et son déverrouillage. Rendez vous au point d’attache dès que vous avez terminé votre opération à la borne principale. Une fois devant ce point d’attache, pressez quelques secondes le bouton qui se situe sous le point lumineux pour libérer votre vélo. Pour prendre le vélo, inutile de forcer le système : le vélo se débloque automatiquement.
Comment s’assurer que le vélo a été correctement raccroché ?
A votre arrivée à une station, vous devez bien raccrocher le vélo à son point d’attache : attendez un court instant le signal sonore et le passage au vert du voyant lumineux pour vous en assurer.
Peut-on utiliser Navigo pour louer un vélo Vélib’ ?
Oui. Vous aurez la possibilité d’accéder au service Vélib’ avec votre carte de transport Navigo que ce soit pour un abonnement de courte durée ou pour un abonnement 1 an. Il vous suffira de suivre les instructions lors de votre abonnement.
Est-il possible de louer le vélo pour plusieurs jours ?

Le vélo en libre-service est prévu pour des trajets de courte durée. La durée maximale d’utilisation autorisée pour Vélib’ est de 24 heures consécutives. Avec une station tous les 300 mètres, vous pouvez prendre ou déposer un vélo dès que vous le voulez. Pour une longue balade à vélo, il est donc vivement conseillé de s’adresser  à des loueurs de bicyclettes.

Débat sur l’université, intervention de Christiane Taubira

juillet 27th, 2007 by charles

Mme Christiane Taubira – Merci, Monsieur Karoutchi, d’être parmi nous, mais vous savez que Mme Pecresse sait batailler pour deux ! (Sourires)

Je me suis demandée pourquoi cette réforme qui avait été annoncée avec tant de fracas traitait des universités – au pluriel, et en minuscules – plutôt que l’université, au singulier et en majuscule ! Et la réponse, évidente, est à trouver dans le texte lui-même, puisqu’il est dépourvu de toute ambition. Il n’exprime en effet aucune exigence véritable d’égalité des chances et des choix. Et lorsqu’il est question de missions, elles ne sont exprimées qu’en termes très généraux.

L’université vient de loin. Sa première organisation globale remonte à 1806, soit cinq siècles après la création de la Sorbonne, collège fondé – il est opportun de le rappeler – pour faciliter l’accès au savoir d’étudiants pauvres. Il y a deux siècles, l’université était chargée de l’enseignement et de l’éducation publique dans tout l’Empire. Surtout, elle a reçu l’injonction de « diriger les opinions politiques et morales ». Quelques années plus tôt, Condorcet avait pourtant souhaité que l’instruction publique, identique pour les garçons et pour les filles, « formât des citoyens difficiles à gouverner ».

L’université dont nous débattons aujourd’hui semble tout aussi éloignée de ces préoccupations d’humanisme et d’universalisme au sens latin, qui postule littéralement de « mettre les communautés toutes ensemble », que des questionnements sur son idéal, sa vocation de lieu où règne l’effervescence d’un savoir qui se confronte, se partage et s’aguerrit à l’épreuve des défis qui lui sont posés. Gros mots, sans doute, puisqu’il semble qu’il n’y ait rien de plus glorieux que le souci prosaïque de la gestion et de la gouvernance. Il ne s’agit donc pas de refonder l’université : nous prenons acte de la modestie du projet.

Vous êtes partie à bride abattue sur l’autonomie. Le texte y renonce finalement, même si vous y êtes longuement revenue dans votre discours. C’est la loi du 25 juillet 1885 qui a posé pour la première fois le principe de l’autonomie, essentiellement financière puisqu’il s’agissait de pouvoir disposer des fonds des collectivités territoriales.

Le texte s’intitule finalement « libertés des universités » – un pluriel dont on se réjouirait s’il révélait une véritable prise en considération de la diversité des besoins et des territoires, et nécessairement un engagement en faveur d’une péréquation. Mais de tout cela, vous ne dites mot ! Le Gouvernement paraît bien plus pressé de se débarrasser des enseignants qui approchent de l’âge de la retraite, du budget, de l’immobilier, de la pédagogie, de l’opinion des universitaires, des étudiants remuants ou étrangers – quitte à compromettre l’influence de la France dans le monde.

Ce texte fourmille de mesures et de procédures – jusqu’à plus soif. Mais il y manque la garantie que la puissance publique assurera sur l’ensemble du territoire un égal accès à l’enseignement supérieur, quels que puissent être les conditions sociales, les recettes fiscales locales, l’éloignement des mégapoles et l’intégrale attractivité des territoires.

Vous avez avoué au Sénat découvrir à quel point la situation des outremers était spécifique. Je ne m’en vexerai pas – il y a longtemps que nous avons cessé d’être susceptibles – mais permettez-moi de vous dire que si les gouvernements savaient s’adosser à la présence française aux Amériques, dans la Caraïbe, dans l’Océan indien et dans le Pacifique, ils sauraient mieux saisir les thématiques du déplacement des centres d’échanges et de circulation des informations, des connaissances, des technologies et des hommes. Ils y trouveraient la veine et les élans permettant d’apporter les meilleures réponses aux nécessités de modernisation, de repenser les relations entre le savoir et le pouvoir, la liberté du corps professoral et les problématiques pédagogiques… Ils pourraient aussi aider le pays à prospérer dans l’espace européen, l’arrimer aux nouveaux essors géopolitiques et l’entraîner dans des audaces fécondes. Au lieu de cela, vous cédez à la tyrannie de l’arithmétique ! Et lorsqu’on vous parle d’une université en Guyane, qui pourrait rayonner sur le bassin amazonien, vous répondez qu’il y a 1 500 étudiants – 2 000 en réalité, si l’on inclut ceux qui sont en formation continue comme le prévoit l’article premier de votre texte. Mais lorsque Philippe Auguste a accordé la Charte de l’université en 1200, il y avait 10 000 étudiants pour 200 000 habitants. Nous sommes 200 000 en Guyane : qu’est-ce qui empêche 10 000 jeunes d’avoir envie d’étudier ? C’est l’enseignement secondaire qui éjecte prématurément ces adolescents vers la vie active, de toutes les activités – spatiales, minières, forestières, pétrolières, écologiques – qui leur sont interdites.

Permettez-moi aussi de vous rappeler que l’université du Pacifique a été créée en 1987 avec deux pôles éclatés, la Nouvelle Calédonie et la Polynésie. En 1989, elle a été dissoute pour en créer deux : il arrive que la géographie finisse par avoir raison de la bureaucratie, qui ignorait superbement les six heures de vol qui séparent ces deux territoires, sans parler de leurs trajectoires culturelles et historiques…

La démocratie périt de ces proclamations bavardes suivies d’actes modestes, qui laissent fleurir les injustices. Elle périt de ces rodomontades dans les annonces et d’un effacement dans les décisions, de cette vanité dans les intentions et d’un défaut d’orgueil dans l’action. Albert Camus faisait dire à Caligula « à quoi sert le pouvoir, si ce n’est donner ses chances à l’impossible ? » Pour ma part, j’en ai assez de ces gouvernements modestes ! (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche et du groupe de la Gauche démocrate et républicaine)

Bonjour tout le monde !

juin 21st, 2007 by charles

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